Bonniol Jean-Luc Professeur d' anthropologie Dans la structuration des rapports sociaux par les processus identitaires, la "race" occupe une place particulière. Catégoriser et situer les individus dans l'échelonnement des prestiges ou des pouvoirs à partir de leur apparence physique ou de leur ascendance, n'est pas chose évidente, même si la marque utilisée semble naturelle et s'imposer d'elle-même. Le classement des individus, et a fortiori leur hiérarchisation les uns par rapport aux autres, impliquent en fait deux dispositifs successifs : le premier, d'ordre cognitif, utilise l'apparence et/ou l'ascendance comme signes distinctifs ; le second, d'ordre idéologique, installe à partir de cette distinction préalable un ordre discriminant. D'où vient cette superposition, et quelle est sa finalité ? Les attendus généraux de la notion de race sont examinés dans un premier temps (en matière de perception, de catégorisations, de représentations de l'hérédité et de naturalisation de la différence) ; le cas exemplaire de la colorisation coloniale de la société est ensuite décrit (liens entre l'esclavagisme et le développement du préjugé, autonomisation de la "race" à partir des contradictions mêmes du système, ligne de couleur et catégories de métissage…). Une attention particulière est portée à la rémanence du biologique par rapport aux évolutions sociales, du fait des propriétés mêmes d'un référent inscrit dans l'hérédité, qui contribue à cristalliser l'ordre social originel : la remarquable vitalité des catégorisations raciales s'en trouve ainsi éclairée Mots-clefs : catégories de métissage, esclavagisme, idéologie, préjugé de couleur, race. Dans la structuration des rapports sociaux par les processus identitaires, la "race" occupe une place particulière. Catégoriser et situer les individus dans léchelonnement des prestiges ou des pouvoirs, à partir de leur apparence physique ou de leur ascendance, nest certainement pas chose évidente, même si la marque utilisée semble naturelle et simposer delle-même. Le classement des individus, et a fortiori leur hiérarchisation les uns par rapport aux autres, impliquent en fait deux dispositifs successifs : le premier, dordre cognitif, utilise lapparence et/ou lascendance comme signes distinctifs ; le second, dordre idéologique, installe à partir de cette distinction préalable un ordre discriminant. Doù vient cette superposition ? Et quelle est sa finalité ?
Questions que les plus lucides parmi les acteurs sociaux ont pu se poser, confrontés à cette bizarrerie de lesprit humain (l’expression date du XIXe siècle...) qu’est le préjugé de couleur, qui semble apparaître à l’âge moderne dans les colonies à esclaves1. Voilà, en tout cas, une question qui ne cesse d’obséder Frantz Fanon (Fanon, 1954) : comment se fait-il que, dans ces colonies, les perspectives de l’analyse sociale marxiste se brouillent et que la société semble marcher "cul par-dessus tête", les infrastructures y jouant le rôle de superstructures, et vice versa ? Force est, en effet, pour lui, de constater « une apparente surdétermination par lordre " racial" du classement hiérarchique quopère la société sur elle-même », et que cest donc une production mentale, celle qui préside à lordonnancement racial, qui étalonne les individus et les groupes en présence ; cest delle, en définitive, dont dépend laccès aux richesses et aux honneurs, normalement régulé par les rapports de classes. Dans le prolongement de sa pensée, nous invitons ici à nous interroger sur le fait récurrent que des rapports sociaux peuvent être pensés et vécus en termes de race : selon quelles modalités, et pour quels effets, sopère ce quil est désormais convenu dappeler leur racialisation ? La question vaut certainement au-delà du cas colonial, et nous examinerons pour commencer les attendus généraux de la notion de race. Mais elle peut être grandement éclairée si lon se centre sur le cas exemplaire de la colorisation coloniale de la société, qui nous préoccupera dans un second temps.
Les attendus de la race Nous posons au départ le postulat suivant : nul phénomène na besoin, pour exister, du mot qui sert à le désigner. La réalité à laquelle renvoie le terme de "race" na « nul besoin du mot qui, la désignant, en fixe le concept, pour surgir dans une formation sociale (...) Il faut admettre quune attitude humaine a existé avant quelle ait reçu un nom technique » (Taguieff, 1988, p. 22). Il nest donc pas la peine dattendre, dans lhistoire de lOccident, lapparition du mot "race", dans le sens que nous lui connaissons aujourdhui, à savoir une collection dêtres humains fondée sur des critères se voulant biologiques (à partir donc de la fin du XVIIe siècle) pour parler de phénomènes raciaux, phénomènes anciens, « dont lusage historiosophique préexiste en fait à toute réinscription de la généalogie dans la génétique » (Balibar, 1990, p. 36), qui peuvent également se constituer dans d’autres cultures où ni le mot ni la notion ne sont présents. La présence du mot dans le lexique peut toutefois, par les effets de sens qu’elle installe, infléchir la ligne des discours et des actes2. Même si nous savons que la pensée raciale acquiert une consistance particulière lorsque le mot est disponible, ce qui permet la reconnaissance par notre conscience de ce que nous désignons depuis le début du XXe siècle par "racisme"... A fortiori labolition de la notion savante de "race" dans le champ scientifique ne saurait-elle invalider lusage commun du terme. Ladjectif "racial" peut donc être utilisé pour qualifier, en tout temps et en tout lieu, un certain type de représentations et de pratiques, et servir au premier chef à profiler une certaine figure de lidentité.
Un exemple historique : la structuration coloriste des sociétés coloniales esclavagistes, puis post-esclavagistes Situons-nous maintenant dans une argumentation délibérément historique propre à lOccident, en nous focalisant sur lémergence du racisme colonial. Lexistence dune antique image dévalorisée du "Noir" ne semble pas faire de doute : on la repère parmi les textes les plus anciens, quil sagisse de la Bible ou de textes grecs et romains. Le christianisme a certainement amplifié ce préjugé, avec un symbolisme chromatique extrêmement affirmé, la blancheur étant associée à la pureté et la noirceur au péché (à la même époque, la civilisation musulmane nest sur ce point pas en reste, développant le même type de dévalorisation du Noir : Delacampagne, 1983). Les thèmes raciaux se précisent durant le Moyen-Age, avec lidée de barrières issues de la naissance, quon ne peut franchir. Ainsi les lépreux paraissent atteints dune véritable souillure corporelle, transmise à leur descendance. Peut-être faut-il voir là lorigine du groupe mystérieux des cagots, ces descendants de lépreux qui auraient été victimes dun processus de racisation par exclusion du reste du corps social. Cest en Espagne que les représentations de ce genre se cristallisent, avec par exemple la création des catégories de morisques ou de marranes qui, musulmans ou juifs convertis, continuent à faire lobjet de soupçons : le baptême ne suffit point à extirper la tare originelle... Les Espagnols, à la fin du Moyen-Age, semblent être obsédés par la pureté du sang ( limpieza de sangre ). Or ce sont eux qui, par la découverte du Nouveau Monde et la mise en contact avec des humanités insoupçonnées, vont être amenés à proposer le premier lexique racial, avec lapparition de mots jusque-là inconnus : nègre, métis, mulâtre, caste ... Mais lexistence avérée de vieux stéréotypes ne signifie pas lémergence dun véritable préjugé, efficace dans la structuration des rapports sociaux. Il faut attendre une nouvelle ère, celle de la rencontre des mondes et de la mise en exploitation des contrées nouvellement découvertes pour que le critère racial de distinction devienne "opérationnel". Alors que létrangeté corporelle apparaît comme le critère le plus évident de la différence - et quoi de plus "évident" que la couleur de la peau ? -, le propre de la colonisation va être d'enfoncer lAutre au bas de l'ordre social, en correspondance avec une nouvelle division du travail mondialisée (Wallerstein, 1990), qui se fonde en particulier sur la reviviscence du vieux système de lesclavage, tombé largement en désuétude, et lorganisation de transferts massifs de main duvre servile depuis le réservoir africain... Les liens que lon peut établir entre lesclavagisme et le développement du préjugé apparaissent en effet particulièrement étroits. Lesclavage colonial est fondé sur une triple segmentation : sociale (maîtres de la terre/travailleurs), juridique (libres/esclaves), "raciale" ("Blancs"/ "Noirs"). De là le caractère très verrouillé du système : la race finit par devenir consubstantielle à lordre esclavagiste, quon a pu qualifier de socio-racial . Le fondement du système est de prime abord juridique : en assujettissant le travailleur au maître de la terre, on lui fournit une main d’œuvre docile et dégradable autant que la production du sucre l’exigeait... Si le système avait fonctionné sans faille, séparant par une cloison étanche les libres et les esclaves, le contraste phénotypique entre leur couleur de peau, au départ simple co’ncidence historique, serait resté un simple épiphénomène. Mais de cette co’ncidence émerge une nécessité idéologique, pour deux séries de facteurs. Dune part léquation esclave = noir (lesclave est noir) a tendance à se renverser, devenant noir = esclave (on est esclave parce qu’on est noir). On est là dans la fonction classique de l’idéologie, celle de la justification. Comment mieux légitimer l’esclavage, en particulier pour des consciences chrétiennes, qu’en enfermant une part de l’humanité dans une prédestination à la servitude fondée sur la nature, donc sur le définitif et l’immuable, et en faisant en sorte que soit intériorisée cette idée chez les dominés eux-mêmes, de manière à les persuader de la vanité de toute révolte ? Voilà un préjugé « d’autant plus utile qu’il est dans le cœur même des esclaves », selon les termes d’une dépêche ministérielle de 1771 ... 5 Des contradictions se font jour d’autre part à l’intérieur du système, qui minent sa structure binaire. Comme dans tous les systèmes esclavagistes, il existe en particulier une "soupape de sûreté" constituée par la pratique de l’affranchissement (destinée à laisser à celui qui est privé de liberté l’espoir de la retrouver un jour...). Mais on peut noter ici la profonde différence qui sépare l’esclavage moderne de l’esclavage antique. Si, dans ce dernier, l’esclave affranchi demeurait sa vie durant dans une situation relativement amoindrie par rapport à l’ingénu né dans la liberté, plus rien ne séparait ses descendants du reste de la société : on sait ainsi que des dynasties impériales furent issues de telles lignées... Dans l’esclavage colonial au contraire, la macule servile est indélébile dans la mesure où elle colle à la peau : l’esclave libéré devient, selon la terminologie en vigueur, un libre de couleur , expression où lon voit accolés un terme juridique et un terme racial. Cest dire, dans ce contexte, que laffranchissement installe une troisième catégorie imprévue entre les maîtres et les esclaves, jouissant du statut des premiers mais apparentée aux seconds : les maîtres, face au "péril en la demeure" que représente lémergence dune classe de gens de couleur devenant eux-mêmes des possédants, ont recours au critère racial afin de maintenir une distance maximale avec ces libres qui pourraient leur porter ombrage (Debbash, 1967). Il se produit donc ce quon peut appeler une "racialisation" des rapports sociaux, à savoir une autonomisation de la "race" dans le champ social : les caractères phénotypiques se mettent à avoir une valeur propre, servant à positionner les individus et les lignées dont ils procèdent, dans le jeu social (Jamard, 1983). Comme la bien noté Michelle Duchet (1969), si le mépris de lesclave est là dès lorigine, le préjugé de couleur apparaît en quelque sorte comme un vice de structure que lhistoire a peu à peu révélé... Lautre contradiction majeure du système (qui recoupe en partie la précédente, car les métis sont souvent aussi des libres de couleur...) réside dans la progression de ce quil est convenu aujourdhui dappeler métissage , avec lapparition dindividus mêlés, au départ fruit dunions mixtes entre maîtres blancs et esclaves noires. Les Mulâtres - la catégorie première du mélange blanc/noir - constituent eux aussi une nouvelle catégorie imprévue, à légard de laquelle les représentations et les prescriptions officielles évoluent. Dans un premier temps ils sont lobjet dune sollicitude relative : ils sont certes mis à lindex pour leur naissance honteuse et lillégitimité qui a présidé à leur conception, mais ils sont déclarés libres alors que leur mère est esclave. Très vite cependant une nouvelle donne idéologique simpose, « manifestation exemplaire des tentatives de réajustement pour régler des cas limites » (Jamard, 1983), et sopère à leur égard un infléchissement de la règle, dans le sens dune plus grande attention portée à la distinction raciale. Dune part, se développe une réaction contre le libéralisme des premiers temps en matière dalliance, avec létablissement de dispositions pénales contre les unions mixtes, afin déviter la multiplication de ces individus mêlés. Dautre part, la condition de ceux qui sont déjà là, ou qui continuent à naître, est dégradée : ils sont privés de liberté, grâce à la remise en honneur de lancienne loi romaine sur le statut de la descendance (partus sequitur ventrem), et ils subissent l’établissement d’un ordre juridique ouvertement ségrégationniste à leur encontre ... Car les Mulâtres doivent à leur caractère de sang-mêlé une situation ambiguë : ils sont notoirement apparentés avec la classe servile, mais aussi avec les Blancs. Ils brouillent, par les liens de parenté qu’ils entretiennent avec les deux groupes, la frontière qui se voudrait absolue entre les deux segments antagonistes de la société coloniale. D’où la tentative, pour le groupe blanc, d’une séparation nette, en jouant sur deux tableaux : d’une part, comme on vient de le voir, en les maintenant, lorsque c’est possible, dans l’esclavage, tout en affichant un mépris intangible pour ceux qui conservent des parents dans la servitude (« la nation entière n’est pas assez puissante pour arracher de nos cœurs le sentiment de supériorité qui a plané de tout temps, et qui planera toujours sur nous, tant qu’il y aura à Saint-Domingue des esclaves desquels vous tirez votre origine, et parmi lesquels il vous reste tant de parents 6 ») ; dautre part, en procédant à leur abaissement systématique par le recours à la doctrine de la pureté de lextraction et de la blancheur absolue, construite à partir dun paradigme généalogique, ce « prisme magique par lequel les colons sassurent des couleurs mères et primitives », selon les termes dun mémoire de lépoque. Sur ce front de la race-lignée est désormais érigée la fameuse ligne de couleur si bien décrite par Moreau de Saint-Méry dans le cas de lancienne Saint-Domingue (Moreau de Saint-Méry, 1797), qui installe une stricte séparation entre les Blancs et tous les autres, ramenés, quel que soit leur degré de décoloration, à lautre couleur primitive pour la raison quils en sont en partie issus. Là encore, lautonomisation de la race est en marche : désormais tout ou partie de lorigine noire est affecté dun coefficient de défaveur, stigmate ramenant inévitablement à lorigine servile. Cette logique binaire saccommode dans le même temps de la réalité humaine luxuriante qui caractérise les colonies, par létablissement de catégories de métissage , elles aussi à fondement généalogique (là encore lexemple le plus accompli paraît être celui de Saint-Domingue), qui permettent à une « cascade de mépris » de dévaler du plus clair au plus foncé, expression de ce quon a pu appeler un "sous-racisme", et dune intériorisation du préjugé chez les gens de couleur eux-mêmes...
On peut remarquer que la plupart des sociétés esclavagistes et post-esclavagistes ont connu, à divers degrés, le même type de « mathématique raciale » (selon une expression de Michèle Duchet, 1969). Ce sont des valeurs raciales de ce type qui ont gouverné lévolution des groupes dans ces sociétés : on peut par exemple se référer au cas de la Martinique jusquà une date récente. Les Blancs originaires (Békés) sy sont enfermés dans une stricte endogamie, articulée à un fort contrôle généalogique, qui a permis au groupe de rester identique à lui-même de génération en génération ; dans le même temps les Gens de couleur y ont déployé des stratégies intergénérationnelles de blanchiment au travers des gradients de métissage, par le biais du choix du conjoint ou du partenaire reproducteur. Le poids du destin : marque biologique et fixation de l'identité L’exemple historique du préjugé colonial nous permet de réfléchir sur les liens du racial avec le social, que nous pouvons analyser en termes de détermination. Où placer en la matière la détermination ultime ? Le préjugé apparaît d’abord comme le fruit de certaines circonstances sociales, en l’occurrence l’enchaînement de nécessités nées de la coïncidence originelle d’une diversité phénotypique et de l’implantation d’un système esclavagiste : la race, instance idéologique indispensable pour légitimer certaines formes d’inégalité, apparaît dans cette perspective comme déterminée. C’était l’opinion de Victor Schoelcher, et d’un grand nombre d’analystes, en particulier marxistes, qui lui ont succédé. Mais on peut également remarquer que la race, une fois autonomisée, peut aussi être considérée comme une force agissant a priori dans la structuration sociale, loin dêtre un simple reflet mental de conditions socio-économiques oppressives. On rejoint là la position idéaliste défendue par L. Dumont à propos de la société de castes en Inde, qui postule lexistence dun principe hiérarchique, où chacun doit tenir une place fixée à lavance, principe enchâssé au niveau culturel, au centre des représentations de ce que doit être lordonnancement social. L. Dumont a dailleurs donné son avis sur la "race", dans un texte placé en postface à son Homo hierarchicus (Dumont, 1966, 1960) : il la considère comme une valeur permettant de restaurer, sous le couvert dun phénomène "naturel", un principe hiérarchique mis à mal par légalitarisme contemporain, une ruse de la modernité pour refonder une possible oppression malgré les proclamations édifiantes de ses promoteurs. Ainsi pouvons-nous peut-être mieux comprendre la remarquable vitalité du racial, qui paraît sans cesse renaître de ses cendres, et lextraordinaire efficacité symbolique de ses catégorisations. La non-scientificité de la notion de race nest en aucune manière un obstacle à son usage : sa puissance métaphorique et sa dimension affective ne sauraient se réduire à des effets de son habilitation scientifique, ce qui explique sa résistance à toute tentative de démonstration de fausseté. Il est illusoire de croire que « la raison théorique a le pouvoir de suspendre les systèmes de représentation inscrits dans telle ou telle perception récurrente, laquelle réveille incessamment lethnotype quon veut neutraliser » (Taguieff, 1988, p. 348 et suivantes). Car lefficacité particulière du racisme coloriste procède largement, nous lavons vu, de lutilisation de la marque biologique, de « réalités physiologiques naturelles... dont on ne peut modifier laspect » (Arendt, 1972, p. 186). La contingence biologique se mue en nécessité sociale : lindividu ne saurait dès lors échapper à la catégorie inévitable à laquelle lassigne son apparence, qui dérive elle-même de son hérédité, version modernisée et naturalisée de la fatalité. Références Arendt, H. (1972). Du mensonge à la violence. Essais de politique contemporaine. Paris, Calmann-Lévy. Augé, M. (1977). Pouvoirs de vie, pouvoirs de mort. Paris : Flammarion. Augé, M. & Héritier, F. (1982). La génétique sauvage. Le Genre humain, 3, 4, 127-136. Balibar, E. (1990). Y a-t-il un néo-racisme ? In E. Balibar & I. Wallerstein (dir.), Race, nation, classe. Les identités ambiguës (pp. 27-53). Paris : La Découverte. Bonniol, J.L. (1992). La couleur comme maléfice. Une illustration créole de la généalogie des « Blancs » et des « Noirs ». Paris : Albin Michel. Bromberger, C. (1985). Identité alimentaire et altérité culturelle dans le nord de l’Iran. Le chaud, le froid, le sexe et le reste. 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