SOLIIS-URMIS, CNRS 7032, Université de Nice-Sophia Antipolis, Pôle universitaire Saint-Jean dAngely,24 Avenue des Diables Bleus 06 357 Nice, cedex 4.
paul.cuturello@unice.fr
rinaudo@unice.fr
télécharger le document en PDF
- Selon les termes de A. Giddens (1990)"The world is becoming a single place"
- Comme le souligne Bourdin (2000) « Paradoxalement, à lheure de la globalisation, le monde devient local »
- Nice et le Comté ont été rattachés à la France en 1860.
- Née le 11 octobre 1904 à l'initiative de quatre vingt quatre « bons et vrais Niçois, s'intéressant à tout ce qui concerne leur ville natale » l'Académia Nissarda se fixe pour but originel de « Créer (...), un groupement de vieux Niçois ayant pour but de s'occuper des Ïuvres d'art et de littérature de notre ville »
- Comme le soulignent Warnier et Rosselin (1996), « dans la France contemporaine, la demande d'authenticité peut être corrélée avec le développement de la consommation de masse, avec la "moyennisation", l'urbanisation, et la "tertiarisation" d'une proportion de plus en plus grande de la population » .
- « Coeur battant de lidentité niçoise, souvent entrevu, à peine effleuré, (...) trésor historique, architectural et patrimonial » , (Barelli, 1997).
- Terme servant à désigner autrefois la vieille ville, et repris aujourd'hui dans le soucis de mise en valeur des termes populaires jusque là considérés comme péjoratifs.
- La figure légendaire de Catherine Ségurane, femme du peuple qui sauva Nice des Turcs en 1543, combine les caractères putatifs de l'identité niçoise : la fierté rebelle, la référence au seul passé historique réellement accepté et assumé, et la fidélité à la Maison de Savoie. La légende est issue d'une des pages glorieuses de l'histoire locale officielle, le siège de 1543, mythe fondateur désignant le dépositaire de l'identité, le « petit peuple » du Vieux Nice.
- le Comité des traditions niçoises a fait dresser une stèle au bas de la colline du château dédiée « A Catarina Segurana, erona nissarda ».
- Cest dans cet esprit quune de ses représentations, peinte au XIXe siècle, a été choisie comme emblème officiel des États Généraux de lIdentité Niçoises, organisés chaque année depuis 1997 par la municipalité en vue de « promouvoir la culture, la tradition, le patrimoine et la langue du Comté de Nice »
- Cest ainsi par exemple quelle était représentée en 1997 dans un calendrier édité par le collectif Zou Mai sous les traits dune super woman qui « revient » dans son Vieux-Nice natal pour sauver lîlot dit de la Providence dune opération immobilière visant à en faire un quartier gentrifié.
- Festival de Polyphonies Méditerranéennes créé en 1997. Il s'inscrit dans une démarche de relance de l'identité niçoise, de redéfinition de l'image et du contenu du territoire auquel les créateurs souhaitent restituer la dimension de l'histoire.
- Collectif d'artistes peintres à l'origine qui se définissait lui-même par ce slogan inscrit à lentrée de latelier : « Proche de vous, à côté de votre boulanger, en face de votre boucher, en toute tranquillité, Nux Vomica, la peinture de votre quartier ».
- « Pantaï » est un terme très usité dans la région niçoise qui na pas vraiment déquivalent en français. Pantaer signifie à la fois délirer, fantasmer, rêver et renvoie, de manière générale au champ sémantique de limagination et de la créativité.
- Diffusé dans « Changement de décor », France Culture , une émission de A. Laporte, 4 mars 1998.
- Idem
- Du mouvement Provo qui a connu ses heures de gloire dans les années 1965-70 à Amsterdam en inventant une écologie urbaine post-situationniste.
- Bulletin des Diables Bleus , nn°1, juin 1999.
- Idem
- « Un lieu autogéré, étrange et poétique ; une caserne désaffectée, réinvestie et détournée ; (...) Un centre de création artistique, un lieu de débats, de rencontres et de fêtes, un espace de liberté hors du circuit marchand habituel, une alternative de vie... » (http://www.bechaotic.org/diablesbleus/presentation.html).
- « Lidentité, ça ne se met pas en conserve, ça se vit, ça sinvente au jour le jour » Cité dans Nice-Matin du 23 février 2000, « Les «indépendants» comptent les points ».
- La Santa Capelina a lieu le 1er mai, sur le quai de Rauba Capeu , passage de bord de mer taillé dans la colline du château entre la vieille ville et le quartier du Port et où, comme son nom lindique, les chapeaux des passants senvolent par temps de mistral. Du jour, la fête du travail - et du lieu - Rauba Capeu, est née lassociation entre la date de lévénement pour faire, en compilant les deux informations, la « fête des travailleurs du chapeau », à savoir, précisément, la fête de ceux qui « pantaillent ».
- Depuis plusieurs années, le premier dimanche de février est consacré au festin dei Palhassos qui ouvre la période carnavalesque. Cette tradition inventée sappuie sur une pratique ancienne que les historiens locaux font remonter à lépoque médiévale et qui consistait à faire sauter un mannequin de paille sur un drap tendu par les pêcheurs du Vieux-Nice. Le pahlasso symbolisait les notables de la ville dont on se vengeait avec humour. Mais, aujourd'hui il se présente sous la forme dune compétition qui se déroule dans le quartier de Saint-Roch - le « championnat du monde de lancé de palhasso » - et qui consiste, selon lexpression consacrée, à « propulser le plus loin possible le palhasso qui est en nous ».
- La Ratapignata : chauve-souris en dialecte niçois. Si la chauve-souris est généralement associée aux forces occultes, à Nice, la ratapignata sest imposée à la fin du XIXe siècle comme le symbole de la vieille ville et de la nissarditude. Lors du carnaval de 1875 par exemple, le char des Ratapignatas rencontra un grand succès populaire en ayant recours à la symbolique du renversement du stigmate pour affirmer la fierté du peuple niçois face aux images dévalorisantes que renvoyaient de lui la société des hivernants. Depuis cette période, la ratapignata sest imposée comme le symbole inversé de laigle - lemblème officiel de Nice -, comme une sorte de contre étendard de la ville . La Ratapignata était aussi un journal paru entre 1976 et 1979 puis entre 1986 et 1989. Son nom faisait directement référence à une longue tradition de la presse locale en dialecte qui, depuis le XIXe siècle sest attachée à défendre la condition ouvrière et à dénoncer les abus des autorités locales. Le gobi, est le poisson totem de lesprit panta.
- Le « gobi » a une morphologique particulière et sa façon de se comporter fait souvent lobjet de moqueries des pêcheurs à la ligne sur les digues du port ou dans les criques rocheuses du cap de Nice. Lexpression « Ve lou gobi », est généralement criée avec humour et sarcasme à la vue du gobidé se faufilant dans les rochers à fleur deau.
- Ainsi le char de la Ratapignata qui lors du carnaval de 1875 utilisait déjà le symbole du renversement du stigmate pour affirmer la fierté du peuple niçois face au mépris distant de la société des hivernants.