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L'Université : un nouvel outil de recomposition urbaine ?
L'exemple du site de la Faculté des Sciences de Saint-Jérôme dans les quartiers nord de Marseille
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Valérie Guidarini *
Docteur en sociologie
Problématique
Ce travail s'est penché sur le concept de l'Université et la Ville, né au début des années 90, à travers lequel, ces deux entités jusqu'alors très éloignées, se sont comme rencontrées.
C'est à cette époque en effet qu'il semble que l'on découvre au niveau local les atouts de l'enseignement supérieur, évoqués en terme de potentialités socio-économiques, politiques et culturelles. Cet intérêt traduit un revirement de situation eu égard à la période précédente qui avait vu la mise à l'écart de la ville du monde universitaire. Pendant longtemps en France en effet, la Ville et l'Université se sont développées dans l'ignorance l'une de l'autre. Cela s'est tout particulièrement matérialisé dans les années 60 par le renvoi des étudiants à la périphérie urbaine, à travers la création de grands campus excentrés et isolés, pâles copies d'un modèle américain. A Marseille, le site de Saint Jérôme et surtout celui de Luminy, sont issus de cette tendance. Mais au début des années 90, l'Université représentant une nouvelle donne dimportance, en particulier en matière de développement local, il apparaît nettement que l'aménagement des campus et les futures implantations universitaires sont à repenser en terme de meilleure articulation avec l'urbain afin de favoriser l'ouverture, l'échange et l'intégration.
Dès lors, on voit la place accordée aux sites universitaires être reconsidérée dans la gestion des villes, en particulier quand ce contexte nouveau fait se croiser des politiques d'aménagement et de restructuration universitaire - devenues urgentes à cette époque -, et des stratégies de réhabilitation (sociale et économiqu)e de zones urbaines dégradées. De cette rencontre naissent des orientations urbanistiques qui dotent l'Université et sa population de facteurs intégrateurs et socialisants des espaces d'implantation. Les étudiants sont ainsi envisagés sous un jour nouveau et se voient attribués des capacités d'animation et de promotion des espaces : ils posséderaient intrinsèquement un certain nombre d'attributs capable d'influer sur la dynamique spatiale, et pourraient ainsi raccommoder par leur présence un tissu socio-urbain fragilisé.
Marseille en particulier, a pris très au sérieux ces potentialités étudiantes. Alors en pleine rénovation de son centre paupérisé, elle a misé sur l'implantation d'espaces universitaires au cur de la ville pour revitaliser des zones en crise. Au nord de la cité, un site déjà ancien s'est vu investi un temps d'une mission de reconquête de son environnement de type banlieue.
Mais la cité phocéenne n'est pas la seule a faire un tel usage de ses lieux d'enseignements supérieurs, bien des villes se sont ainsi emparées de la fonction universitaire et des étudiants comme outil de recomposition urbaine.
C'est ce rôle social de l'Université que nous nous sommes donc efforcé d'analyser.
Le choix du terrain
Le choix du terrain sest porté sur le site marseillais de la Faculté des Sciences de Saint Jérôme, dont le choix s'est justifié à plusieurs titres.
Tout dabord, des trois grands sites universitaires que possède Marseille, celui de St Jérôme est le seul à être inséré dans un environnement de type « quartier » à forte densité de population résidente1. En effet, le site jouxte à la fois, un quartier villageois et une zone d'habitat social déqualifié. Voilà qui donne la possibilité d'appréhender des types d'interactions locales particulières, mettant en présence des habitants divers et un public universitaire. La mesure des regards croisés à l'oeuvre et l'étude des pratiques socio-spatiales de ces deux populations spécifiques peuvent apporter un éclairage intéressant sur les modalités de partage d'un même espace, et, partant, sur les phénomènes d'ouverture ou de clôture que cette co-présence laissera entrevoir.
Dautre part, le site de St Jérôme, situé au nord-est de la ville, est immergé au cur de ce large espace stigmatisé que sont les Quartiers nord à Marseille. Face à un environnement anomique et dévalorisé de type banlieue, les capacités dynamisantes attribuées à la population universitaire peuvent être mesurées alors de façon optimale.
Enfin, au moment de la mise en uvre des opérations U2000, la Faculté des Sciences de St Jérôme a été déclarée site 8pilote, à l'instar de cinq autres sites en France, dans le cadre national des réflexions Université-Banlieue, menée par la DIV et le MEN.
Outre la construction de locaux devant servir à améliorer les conditions de vie étudiantes, cette démarche visait également à réinscrire l'Université dans son environnement urbain. Plus précisément, l'idée était d'arriver "à créer à partir de l'Université, les conditions d'une intégration sociale, économique et spatiale de populations qui sans cela ne feraient que se croiser dans une cohabitation de plus en plus tendue2.
Le site était donc convié à devenir un élément structurant à l'échelle du quartier.
La mise en uvre de ce projet est particulièrement intéressante à analyser en ce quelle renvoie précisément à une volonté affichée dinsertion de luniversité dans la ville.
Il sagit donc là dune enquête localisée. Mais les résultats qui sont issus de données quantitatives et qualitatives mettent en évidence des processus plus généraux susceptibles de se retrouver dans dautres contextes.
Territoires et groupes sociaux au Merlan :
les villageois, les habitants des cités, les étudiants


Plan de la thèse
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La thèse se divise en trois parties
1. La première partie traite tout d'abord de l'évolution historique de lenseignement supérieur en France et de ses rapports avec le milieu urbain (chap1), avec un volet consacré au cas marseillais (chap2). Dans un second temps, est planté le décor du terrain d'enquête avec la description d'une part, du contexte morphologique et physique du site universitaire et des aménagements qu'il a subi entre les deux enquêtes (chap3), d'autre part de l'histoire de son environnement, en particulier celle des Quartiers nord (chap4).
Issue surtout de sources documentaires, toute cette partie constitue l'assise problématique des deux autres qui elles, présentent et analysent les résultats de deux enquêtes de terrains menées à 6 ans d'intervalle sur le campus de Saint Jérôme.
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- 1ère partie :
De l'Université et de la Ville
- Chap.1 Université et Villes : une longue histoire
- Chap.2 L'Université et la Ville : l'histoire locale
- Chap.3 Une université dans la ville : le site de la Faculté des Sciences de Saint-Jérôme
- Chap.4 Un campus dans les Quartiers nord
- Chap.5 Méthodologie de l'enquête de terrain
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2. La deuxième partie présente ainsi le résultat de l'observation des pratiques et des représentations socio-spatiales des étudiants. Y sont abordés d'une part leurs rapports au campus et à la ville (chap6), d'autre part leurs rapports au "quartier de la fac" (chap7). Un point précis est ensuite fait du logement étudiant sur le site (chap8). Enfin l'analyse cible plus précisément la vie des étudiants résidents (chap9).
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- 2ème partie :
Les étudiants
- Chap.6 Des étudiants dans la ville
- Chap.7 Des étudiants dans les Quartiers nord
- Chap.8 Habiter près du site universitaire
- Chap.9 Etudiants résidents : des habitants ?
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3. La troisième partie se penche elle sur les habitants qui résident à proximité du site universitaire, essentiellement des habitants du quartier du Merlan. Dans un premier temps est réalisée une observation du milieu social local dans son fonctionnement général (chap10). Dans un second temps sont envisagées les représentations locales à l'égard du monde universitaire et les pratiques qui en découlent (chap11)
Onze chapitres structurent ainsi ce travail, apportant chacun un éclairage supplémentaire à l'analyse.
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- 3ème partie :
Les habitants
- Chap.10 La vie à Saint Jérôme / Le Merlan
- Chap.11 Quelle place pour les étudiants ?
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L'enquête de terrain
Deux enquêtes, effectuées à six années dintervalle sur le site de Saint-Jérôme (une en 1992, l'autre en 1998), nous ont apporté un certain nombre déléments intéressants concernant le mode de vie des étudiants et des habitants, leurs relations à lespace local, ainsi que lévolution des interactions université/quartier sur la période considérée.
Ces deux études ont été liées à des contrats de recherche .
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Durant ces deux enquêtes, plusieurs techniques de récolte de données ont été utilisées - observations, tous les types d'entretiens (à usage exploratoire, principal et complémentaire), questionnaires - et la variété de ces outils a permis d'appréhender plusieurs dimensions de la réalité sociale locale.
Par ailleurs, dans la mesure où une partie conséquente de l'interrogation a porté sur les représentations et les pratiques de l'espace, quelques techniques cartographiques ont aussi été mobilisées, ainsi qu'un support photo.
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1992 :
- pré-enquête exploratoire : observations de terrain + 30 entretiens menés auprès d étudiants, de professeurs, d administrateurs, délus et d habitants
- questionnaire directif soumis à 380 étudiants.
- entretiens directifs soumis à 60 habitants du quartier du Merlan.
1998 :
- observations de terrain
- 120 entretiens passés auprès de responsables institutionnels, de commerçants, d'habitants et d'étudiants résidents.
- questionnaire directif auprès de 360 étudiants
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Les principaux résultats
Après analyse, il apparaît clairement que le rôle social que pourrait jouer l'Université ne saurait se déduire d'une simple stratégie d'implantation ou d'aménagement d'un site universitaire.
La présence étudiante ne fait pas la vie étudiante. Divers travaux lont constaté et lexemple de St Jérôme / le Merlan est là aussi pour en attester. Le site universitaire et ses quelques 8000 étudiants, dont 3000 résidents, na quune faible visibilité dépassés les abords immédiats du campus.
A trop idéaliser le monde étudiant, on oublie en fait que le quartier étudiant tel qu'on se l'imagine à savoir souvent en cf au très mythique (de type) "quartier latin parisien des années 60", n'est pas transposable.
La vie étudiante est surtout aujourdhui « une réalité discrète, peu comparable à leffet symbolique convoité » .
C'est pourquoi penser pouvoir utiliser la population étudiante comme outil d'animation socio spatiale peut s'avérer délicat. En l'occurrence parce que cet "instrument"-là nest pas si facile dutilisation, il vit et réagit de façon tout à fait spécifique en fonction de ce qui lentoure.
L'étude faite sur le site de St Jérôme et dans le quartier du Merlan où il est situé, montre la complexité des relations à luvre.
Les deux enquêtes, effectuées à six ans dintervalle, ont permis dapercevoir combien les transformations n'intervenant qu'au seul niveau universitaire nétaient pas en mesure de faire évoluer notablement et positivement une situation initiale, soit ici celle d'une enclave universitaire sans véritable lien avec l'environnement alentours. Ainsi les réalisations effectuées à St Jérôme entre les deux enquêtes telles que l'aménagement d'une nouvelle cafet, de locaux associatifs, d'un hall d'accueil plus convivial etc, ont certes effectivement contribué à améliorer les conditions de vie des étudiants sur le site, mais ne sont en rien intervenu sur leur intégration dans l'espace local.
Voire même, certains changements ont pu contribuer à accentuer les points problématiques, tel les nouveaux programmes de logements étudiants qui sont sortis en masse durant la période considérée. Ceux-ci, de par leur aménagement clos, "retranché", protégé et le regroupement dune population spécifique de seuls étudiants, ont reproduit de petites enclaves locales et ainsi renforcé les frontières entre le monde universitaire et le quartier daccueil. Cette situation est d'autant plus paradoxale que lors de l'enquête de 1992, les étudiants résidant sur place et dispersés dans le parc immobilier alors pauvre en offres de logements étudiants, avaient pu être envisagés comme des espèces de "médiateurs" bien involontaires certes, mais non moins actifs, entre la fac et le quartier. La vie dans le quartier, les parcours dans l'espace local, les pratiques commerçantes
tout cela avaient contribué à créer chez ces étudiants une représentation beaucoup plus positive de la zone alentours au site. La construction de logements étudiants, en triplant le nombre d'étudiants résidant auraient pu dès lors laisser espérer un net assouplissement des relations fac/quartier. Or il n'en a rien été, au contraire, ces étudiants là sont aujourd'hui des juges plus sévères encore que leurs pairs.
Alors bien sûr cette pauvreté des relations locales peut être mis sur le compte d'un mode de vie étudiant par nature très centré sur l'univers des pairs et l'univers scolaire
Divers travaux de recherche ont déjà souligné les comportements consommatoires de la population étudiante à l'égard de tous les produits universitaires, qui relèguent les campus à de simples espaces de formation, auxquels s'opposent les lieux de la ville, où se développe la sociabilité juvénile. Ces pratiques sont corroborées par les attitudes socio-spatiales de notre échantillon. La vie sur le campus se caractérise par une polarisation marquée sur l'univers des études : beaucoup de travail scolaire et un repli net sur le territoire universitaire qui est utilisé de façon très fonctionnelle. Par ailleurs, ce modèle qui oppose le campus à la ville - le travail à la vie - est ici particulièment présent : aux activités studieuses liées au site universitaire va en effet s'opposer des loisirs extra-scolaires se déployant essentiellement au centre ville. Ces loisirs s'ancrent essentiellement autour des amis et des sorties qui se déploient quelques soient les activités en deux lieux principaux : en premier le quartier du Vieux-Port qui se démarque nettement en tant que lieu de vie nocturne, puis en second le quartier des plages.
Mais ici, ce comportement déjà assez introverti de la population étudiante est exacerbé par la représentation d'un environnement universitaire dégradé, subissant le poids d'une image urbaine déqualifiée : celle des Quartiers nord.
Quelques soient les indicateurs envisagés, toutes les représentations de l'espace local apparaissent très négatives et vont accentuer les comportements de repli. Et on peut souligner que ces jugements n'ont pas évolué entre les deux enquêtes.
Qui plus est, la trame viaire ne favorise pas l'ouverture et les contacts.
La morphologie spatiale, coince, enferme, isole, tous les ilôts.
Le point le plus caractéristique étant la liaison campus / noyau villageois, passage malaisé et isolé, emprunté surtout par les étudiants résidant dans le Merlan qui nont pas dautres choix de parcours sous peine dallonger considérablement leur chemin. Cet accès, très peu visible du carrefour doù il débute, est ignoré par bien des étudiants dont très peu se doute de lexistence derrière la butte, dun noyau villageois. Par ailleurs dans le village même, la clôture des résidences étudiantes ne facilitaient pas les relations extérieures. Enfin, Normandie Niemen, qui dessert la faculté, nest quune longue artère de passage sur laquelle sétirent en parallèle, le campus, la résidence les Estudines et la cité des Lilas, sans jonction aucune. Le cheminement entre ces différents espaces nest pas "naturel".
Cette trame viaire étriquée, atomisant les espaces, associée à la forme introvertie de tous les bâtis universitaires et étudiants, constituent un des verrous à une connexion université / quartier.
Il faut également évoquer le sentiment dinsécurité qui sévit dans la zone et dont la prégnance est telle quil paralyse toute velléité de contact. Nous avons pu étudier avec quelle efficacité le discours « insécure » présent sur le secteur, propageait la peur et la suspicion et dénaturaient tous les liens sociaux locaux. Ce contexte est favorisé et entretenu par lagencement de lespace local, qui par ses impasses, ses absences de liaisons, ses clôtures et ses défenses, met de la distance et crée de la méfiance. Sentiment dinsécurité et morphologie spatiale jouent alors lun sur lautre, et cadenassent doublement les rapports sociaux entre le site universitaire et le quartier.
Dautre part, à la population étudiante, fluctuante et en transit, et par là-même aussi, déconnectée de la vie sociale locale, s'ajoute la distance symbolique provoquée par l'écart culturel existant entre le monde universitaire et les différents groupes sociaux autochtones.
Ces derniers vivent de façon très contrastée leur appartenance aux Quartiers nord mais ont en commun d'avoir à gérer le stigmate qui en découle et qui pèse sur tous. Cette gestion est souvent douloureuse et affecte de plusieurs manières leurs rapports au monde étudiant.
Enfin l'absence de politique publique claire et pérenne visant à favoriser la communication socio-spatiale entre les différentes entités de la zone, ne peut que faire perdurer une situation sociale où prédominent la méconnaissance et la méfiance.
Dans un tel contexte, lintégration de la population étudiante ne peut être que limitée.
Mais la relation ville-université nest pas réductible à l'opposition duale entre la rupture ou l'intégration, la clôture ou l'ouverture. Derrière la situation denclave décrite et décriée, la coupure nest pas si nette entre les deux entités considérées. Des types de relations université/quartier existent et même sils ne correspondent pas à leffet structurant attendu, nen demeurent pas moins le signe dun impact de la Faculté sur le quartier.
- Malgré leur incapacité à pénétrer au cur du tissu social, les étudiants représentent néanmoins une animation locale conséquente, dont on peut cerner le poids à travers la forte reconnaissance des étudiants par les habitants, en tant que groupe social local, et le vide laissé par leur départ.
- Par ailleurs, les programmes de logements étudiants ont très largement transformé le paysage du quartier, traces physiques de la proximité de la faculté.
- L'implantation du site universitaire permet aussi aux habitants de bénéficier de certains "privilèges", comme par exemple, en semaine, d'une desserte en transports en commun particulièrement efficace.
- Enfin, quoique toute relative eu égard au nombre d'étudiants présents dans le secteur, la fréquentation des commerces par quelques-uns suffit, comme on l'a vu, à assurer une vitalité commerciale indispensable à la survie du noyau villageois.
- Inversement celui-ci apporte en terme de commerces de proximité et en terme de présence d'habitants, une petite animation urbaine dont la portée est faible, mais dont l'absence risquerait d'accentuer l'aspect excentré et isolé du site, tant souligné par les étudiants.
Nous apercevons donc ici les limites de la rencontre entre l'université et la ville. L'effet de l'université sur la ville existe et réagit à la particularité de l'environnement qui l'accueille mais reste quoiqu'il en soit modeste, en tout cas en ce qui concerne la mission de levier socio-urbain si souvent évoquée.
Mais c'est là un rôle à jouer à plusieurs. La population étudiante sur qui repose une telle responsabilité n'a ni les moyens ni le goût pour une telle aventure
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Références
Epiphane, D., Guidarini, V., (1993). L'Université et la ville : la Faculté des Sciences de Saint-Jérôme dans les quartiers nord de Marseille. Rapport de recherche, R., Establet (s/dir), Université de Provence, Aix-en-Provence
Fayolle, H., Guidarini, V., (1999). Université 2000 : bilan morphologique et social. L'exemple du site de la Faculté de St Jérôme à Marseille. Rapport de recherche, Rectorat d'Aix-Marseille
Dubet, F., & al., (1994). Universités et villes, Paris : L'Harmattan
Filatre, D., (1994). Développement des universités et aménagement des territoires universitaires . In, Dubet et alii, Universités et villes, Paris, L'Harmattan
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