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1 On peut en effet montrer que les méthodes de mesure utilisées conduisent en réalité à sous-estimer systématiquement la croissance et donc à surestimer les contenus en emplois de la croissance.

2 Un rapport US de 1995 (cité par Business Week) faisait état du fait que pour 8% des emplois créés en 1994 il n’existait guère de formation adaptée, et qu’en extrapolant ce chiffre, on arriverait à 40% en 2000. Dans une enquête (en France) auprès d’une centaine d’entreprises (engagées, comme producteurs ou utilisateurs, dans des activités informationnelles), le constat était que, dans presque 40% des cas, la « configuration » des compétences acquises ne répondait pas suffisamment aux besoins.

3 Il ne s’agit pas ici des activités de service proprement dites. Il s’agit, par différence, des activités (dans et pour les entreprises) qui, liées principalement aux investissements immatériels, traitent des informations et produisent de la connaissance, en particulier les connaissances requises pour décider et agir face à des réalités très complexes. Déjà en 1989, le Professeur W.Baumol (1989), distinguait d’une part les activités de service, et d’autre part les activités informationnelles : les « information jobs » comprenant d’une part les « knowledge jobs » et d’autre part les « data jobs ».

4 Les ordres de grandeurs approximatifs (d’après des évaluations personnelles) seraient, pour la France (1995) : 35 à 40% de tous les emplois et 40 à 45% du PIB.